Pour une histoire du droit de guerre au début de l’âge moderne. Bodin, Gentili, Grotius

Dans l’historiographie consacrée à la guerre et à la pensée politique de la guerre, un lieu commun a la vie dure : la science moderne du droit international ne se développerait qu’à travers une émancipation de la théologie d’abord, de la « philosophie du droit » ensuite. Bien au contraire, le droit...

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Bibliographic Details
Main Author: Diego Quaglioni
Format: Article
Language:fra
Published: École Normale Supérieure de Lyon Editions 2010-12-01
Series:Laboratoire Italien
Online Access:https://journals.openedition.org/laboratoireitalien/498
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Description
Summary:Dans l’historiographie consacrée à la guerre et à la pensée politique de la guerre, un lieu commun a la vie dure : la science moderne du droit international ne se développerait qu’à travers une émancipation de la théologie d’abord, de la « philosophie du droit » ensuite. Bien au contraire, le droit de guerre moderne, comme tentative de « neutralisation » de la résolution des conflits entre États souverains à travers la constitution d’un système de principes juridico-politiques extra-étatiques, passe par une histoire doctrinale longue et complexe, au cours de laquelle, au soir de la très riche époque de la scolastique théologico-juridique, marqué par la réflexion de Machiavel et de Guicciardini et en lien étroit avec les premiers traités des « praticiens » du droit militaire, s’imposent les grandes œuvres de Bodin (1576), d’Alberico Gentili (1598) et de Grotius (1625), toutes trois dépositaires de la longue symbiose entre théologie et droit qui a donné naissance à la modernité politique.Isabelle Boutoux2011-05-31T09:13:00Isabelle Boutoux2011-05-31T09:13:00
ISSN:1627-9204
2117-4970