Ce se scria în secolul al XVIII-lea în țările române?

Pour répondre à cette question, l’auteur a mené une enquête partielle sur les manuscrits roumains du XVIIIe siècle, préservés dans la Bibliothèque de l’Académie roumaine (plus de 1100 pièces). On a envisagé seulement les manuscrits de Moldavie et de Valachie, en laissant de côté les livres copiés en...

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Main Author: Maria Magdalena Székely
Format: Article
Language:deu
Published: Editura Academiei Române 2016-12-01
Series:Revista de Istorie și Teorie Literară
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Online Access:https://ritl.ro/pdf/2016/7_M_M_Szekely.pdf
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description Pour répondre à cette question, l’auteur a mené une enquête partielle sur les manuscrits roumains du XVIIIe siècle, préservés dans la Bibliothèque de l’Académie roumaine (plus de 1100 pièces). On a envisagé seulement les manuscrits de Moldavie et de Valachie, en laissant de côté les livres copiés en Transylvanie ou pour un commanditaire de Transylvanie, ainsi que les manuscrits d’origine incertaine, avec une datation incertaine ou dépourvus d’éléments précis d’identification topique ou chronologique. Selon leur contenu, les manuscrits ont été classés comme suit: registres, inventaires, listes; obituaires; manuels; livres de cuisine; recueils d’ordonnances médicales; ouvrages de grammaire et dictionnaires; textes juridiques; livres de théologie et de littérature religieuse; écrits eschatologiques; calendriers; œuvres de philosophie; livres de géographie et de voyages; ouvrages historiques; «livres populaires», légendes et traductions; miscellanées ecclésiastiques; miscellanées laïques. L’auteur a observé que les miscellanées, tant ecclésiastiques que laïques, contiennent généralement les mêmes types d’écrits, mais dans des proportions inverses: dans le premier cas, c’est la littérature théologique qui domine, dans le second, la «fiction» et les ouvrages historiques. L’intérêt pour les textes pratiques, pour les manuels, pour les écrits philosophiques, géographiques ou médicaux est commun. Malgré l’interdiction qui frappait les apocryphes ou la littérature de prédictions et eschatologique, on copiait de tels ouvrages, même pour les moines. Ceux qui composaient les miscellanées ne sélectionnaient pas les textes selon l’auteur, le genre, le sujet ou l’époque dans laquelle ils ont été écrits, mais ils rassemblaient tout pour ne rien perdre, y compris des livres imprimés. Les critères de valeur ou esthétiques étaient hors de question, et l’esprit critique ne se manifestait pas d’une manière évidente. Bien que les manuscrits étudiés soient pleins de toutes sortes d’histoires, généralement tirées de la Bible, du Paterikon ou des Vies des saints, aucun d’entre eux n’a stimulé les copistes à faire des exercices personnels en prose. Par rapport aux périodes précédentes, il y a un nombre croissant de connaisseurs de l’écriture, parmi les membres du clergé comme parmi les laïcs, mais il semble que ces scribes étaient une sorte de machines à multiplier de leur époque, sans avoir la capacité ou le besoin de créer eux-mêmes. Écrire était une activité lucrative, animée par un esprit plutôt pratique que créatif. Copier des livres pouvait être aussi, parfois, une façon de chasser l’ennui. Mais il y avait également des scribes qui écrivaient pour leur propre mémoire ou pour leurs descendants. Parmi les manuscrits de la Bibliothèque de l’Académie qui font l’objet de cette recherche, deux seulement ont été copiés par des femmes. Dans les Principautés Roumaines, les livres sont restés, tout au long de ce siècle, les biens des élites. La multitude des notes prises en marge des feuilles, sur les pages blanches ou sur les couvertures intérieures des manuscrits, a conservé la mémoire des lecteurs. La lecture des ouvrages historiques était parmi les plus érudites. Les lecteurs étaient sans doute beaucoup plus nombreux que ceux dont les noms figurent dans les notes, vu que la plupart d’entre eux préféraient l’anonymat. Il faut envisager, en même temps, la pratique de la lecture collective, habituelle dans des communautés monastiques, mais aussi dans les collectivités où la plupart des gens ne savaient pas lire. Peu des notes ont gardé des noms de femmeslectrices. Dans ce siècle de traductions, de compilations, de transcriptions – activités illustrées aussi par le clergé et par les laïcs – et de lectures de toutes sortes, la création semble être restée un privilège de quelques élus. Dans le groupe des manuscrits étudié maintenant, il y a seulement quelques créations originales. Il faudra attendre passer plusieurs décennies jusqu’à ce qu’une autre génération, sous d’autres influences et dans d’autres contextes historiques et culturels, puisse produire, pour les lecteurs des Principautés Roumaines, pour le public averti ou passionné, de la littérature authentique et ses propres travaux de spécialité.
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