Paris-palimpseste

Dans l’étude des stratégies urbaines de narration, nous sommes confrontés au passage de l’espace au texte et inversement du texte à l’espace : l’espace urbain devient texte et le texte existe dans l’espace de la ville. Quelle ville apparaît dans l’espace du texte ? Cette ville-texte tient davantage...

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Bibliographic Details
Main Author: Sylvain Briens
Format: Article
Language:deu
Published: Presses universitaires de Strasbourg 2010-03-01
Series:Recherches Germaniques
Online Access:https://journals.openedition.org/rg/1886
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Description
Summary:Dans l’étude des stratégies urbaines de narration, nous sommes confrontés au passage de l’espace au texte et inversement du texte à l’espace : l’espace urbain devient texte et le texte existe dans l’espace de la ville. Quelle ville apparaît dans l’espace du texte ? Cette ville-texte tient davantage d’une ville-mirage, qui apparaît et disparaît au rythme des souvenirs, des angoisses et des fantasmes de l’écrivain, que de la ville réelle. Dans leur discours de Paris à la fin du XIXe siècle, l’écrivain danois Sophus Claussen et l’écrivain suédois August Strindberg posent des questions épistémologiques à propos de la lisibilité et la visibilité de la ville-texte. Les inscriptions du texte de Paris font sens en créant des nouveaux espaces par effet de figuration onirique. Cette autre géographie permet l’articulation d’un discours poétique symboliste qui assigne au texte de la ville la fonction de palimpseste : à travers un travail de déchiffrage et d’interprétation des symboles, le poète fait apparaître un autre texte, qui est en relation de correspondances avec le texte visible mais illisible de la ville. Ce texte occulte, que la chimie ou l’alchimie permet de rendre à nouveau lisible, constitue selon Strindberg « une métaphore poétique qui renferme peut-être la vérité tout entière ».
ISSN:0399-1989
2649-860X