„Natur und Kunst, sie scheinen sich zu fliehen,/Und haben sich“– im Roten Buch? – „gefunden“

Cet article prend son point de départ dans un poème de Goethe, « Les poèmes sont des vitraux », où la visite d’une église sert comme paradigme de l’expérience esthétique, pour se demander dans quelle mesure on peut comprendre Le Livre Rouge de C. G. Jung du point de vue d’une « cathédrale » pour « l...

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Bibliographic Details
Main Author: Paul Bishop
Format: Article
Language:deu
Published: Presses universitaires de Strasbourg 2014-02-01
Series:Recherches Germaniques
Online Access:https://journals.openedition.org/rg/1709
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Description
Summary:Cet article prend son point de départ dans un poème de Goethe, « Les poèmes sont des vitraux », où la visite d’une église sert comme paradigme de l’expérience esthétique, pour se demander dans quelle mesure on peut comprendre Le Livre Rouge de C. G. Jung du point de vue d’une « cathédrale » pour « les lieux silencieux de l’esprit » (comme Jung le dit dans une conversation avec Christiana Morgan du 12 juillet 1926). Par ailleurs, la conférence de Jung intitulée « À propos de la compréhension psychologique des processus pathologiques » (1914) offre une clé pour résoudre le problème herméneutique qu’est Le Livre Rouge, parce que Jung y mène une enquête sur les relations entre l’art et la nature, entre l’art et la science et entre l’art et la vie. En fin de compte les considérations de Jung sur son Livre Rouge dans Ma vie : Souvenirs, rêves et pensées (1961) posent la question suivante : qu’est-ce que « la fidélité aux obligations intellectuelles et éthiques »? Si on les considère de manière appropriée, il n’y a pas de contradiction entre l’éthique et l’esthétique, car si le monde est justifié comme un phénomène esthétique, si l’on considère sa vie dans sa dimension symbolique et si l’on comprend sa vie comme une œuvre d’art, alors l’éthique est bel et bien l’esthétique.
ISSN:0399-1989
2649-860X