Epilog sau despre „cazul” Laurenţiu Fulga
Dans son existence de 68 ans, Laurenţiu Fulga a dû affronter les plus traumatisants événements du XX-ème siècle. Il est né le 2 novembre 1916 lorsque, depuis deux mois, la Roumanie avait quitté sa neutralité. Le 28 novembre, sa mère meurt, mais le nourrisson survit. Il devient en 1928 Nina Arhip 30...
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Format: | Article |
Language: | deu |
Published: |
Editura Academiei Române
2008-12-01
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Series: | Revista de Istorie și Teorie Literară |
Online Access: | https://ritl.ro/pdf/2008/3-4/9_N_Arhip.pdf |
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Summary: | Dans son existence de 68 ans, Laurenţiu Fulga a dû affronter les plus traumatisants événements du XX-ème siècle. Il est né le 2 novembre 1916 lorsque, depuis deux mois, la Roumanie avait quitté sa neutralité. Le 28 novembre, sa mère meurt, mais le nourrisson survit. Il devient en 1928 Nina Arhip 30 324 élève dans un lycée et il se prépare à défendre les frontières de son pays. Mais c’est ici qu’il commence à écrire et à rêver de devenir écrivain. En 1936 il quitte la carrière militaire et suivit les « Lettres » en pleine expansion légionnaire (1936–1941). En juin 1941 il part à la guerre, il est blessé deux mois après et, pendant une année, il reste a Bucarest et prépare l’apparition de son premier volume de prose (« Le Paradis Étrange », avril 1942). Ensuite il doit retourner aux armes. Mais, après quelques mois, il devient prisonnier à Cotul Donului, en novembre 1942. Il est envoyé, comme tous les autres militaires roumains, en Sibérie. Pour se sauver, il adhère à « la lutte antifasciste » et se prépare à lutter de nouveau, cette fois-ci contre L’Allemagne. Lorsqu’il revient à Bucarest, en 1945, il constate que tout change rapidement, dans une direction qu’il connaissait déjà depuis ses années de Sibérie. Lui-même, il avait déjà changé ses opinions, il avait dû le faire, tout d’abord pour survivre et ensuite pour redevenir écrivain. Depuis octobre 1945 il est rédacteur à « Glasul Armatei » (« La Voix de l’Armée »), responsable de « l’éducation politique ». Malgré ses efforts de suivre la ligne politique, en septembre 1948 Laurenţiu Fulga est arrêté. Dans la rédaction de « Glasul Armatei » travaillaient des « rédacteurs » qui n’avaient, la plupart d’eux, aucune liaison avec le journalisme. Le critère de leur sélection était d’abord celui politique, ensuite le népotisme. C’est pourquoi, dans les pages de « Glasul Armatei » il y avait des fautes, toute sorte de fautes. Les chefs communistes considèrent qu’il s’agit de tentatives de sabotage et les rédacteurs sont arrêtés et interrogés. Ils doivent écrire des rapports explicatifs etc. Laurenţiu Fulga écrit une autobiographie, deux mémoires justificatifs, un long rapport concernant l’activité dans la rédaction depuis l’apparition du journal, une liste de fautes et les mesures qu’on avait prises etc. L’autobiographie qu’il écrit maintenant éclaircit beaucoup de coins obscurs, même secrets de la vie de l’auteur. C’est seulement dans ces pages qu’il avoue que son père avait été tavernier, qu’il avait été refusé à l’examen de L’Ecole des Officiers, qu’il avait un oncle militaire de carrière dans l’ancien régime, et, surtout, que son volume de début n’avait pas été interdit par la commission d’épuration, mais qu’il avait dû répondre devant cette commission pour « Le Paradis Étrange ». Les pages qu’il avait intitulées « Information sur la vie de la rédaction de « Glasul Armatei » », tout comme la liste de fautes, sont aujourd’hui un document très intéressant sur le marasme politique et social qui a suivi ici la guerre, sur la manière de laquelle on a imposé en Roumanie le régime communiste. |
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ISSN: | 0034-8392 3061-4201 |