‘A Gorgon shadowed under Venus’ face’: Deceptive Beauty in Elizabethan Love Poems

Pour les auteurs des XVIe et XVIIe  siècles, il était courant d’opposer Vénus, déesse de la beauté et de la sensualité, à Diane, déesse de la chasteté. En revanche, il est plus rare d’observer Vénus dans une relation de contraste avec la Gorgone Méduse. C’est pourtant le cas dans le vers « A Gorgon...

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Bibliographic Details
Main Author: Gaëlle Ginestet
Format: Article
Language:English
Published: Presses universitaires de Rennes 2008-03-01
Series:Revue LISA
Online Access:https://journals.openedition.org/lisa/388
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Description
Summary:Pour les auteurs des XVIe et XVIIe  siècles, il était courant d’opposer Vénus, déesse de la beauté et de la sensualité, à Diane, déesse de la chasteté. En revanche, il est plus rare d’observer Vénus dans une relation de contraste avec la Gorgone Méduse. C’est pourtant le cas dans le vers « A Gorgon shadowed under Venus’ face », tiré des Sonnets to the Fairest Coelia (1594), de William Percy. Le Poète-Amant est victime d’un trompe-l’oeil inversé : la Dame qu’il aime lui donne l’illusion d’être une statue de Vénus, mais elle est bien un être vivant, malgré sa peau ivoirine. La belle révèle alors le visage d’une hideuse Gorgone au regard pétrifiant. Ce vers de Percy résume bien la superposition dans la poésie amoureuse des deux mythes de Vénus et de Méduse, c’est-à-dire de la beauté voluptueuse sous laquelle se cache la cruauté meurtrière – également illustrée par d’autres figures mythologiques au charme captieux : les Sirènes, Circé, ou Pandore.
ISSN:1762-6153