Filmer la figure humaine « au milieu » des choses : le cinéma selon Béla Tarr 

Si la position radicalement empiriste de Béla Tarr rejoint la pensée benjaminienne, c’est qu’il use du cinéma non comme un moyen d’expression, mais comme une technique d’exposition des « choses » elles-mêmes. Aussi la « figure humaine » n’est-elle plus caractérisée par le langage ou l’action, mais d...

Full description

Saved in:
Bibliographic Details
Main Author: Sylvie Rollet
Format: Article
Language:fra
Published: MSH Paris Nord 2013-12-01
Series:Appareil
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/appareil/1941
Tags: Add Tag
No Tags, Be the first to tag this record!
_version_ 1841547723811061760
author Sylvie Rollet
author_facet Sylvie Rollet
author_sort Sylvie Rollet
collection DOAJ
description Si la position radicalement empiriste de Béla Tarr rejoint la pensée benjaminienne, c’est qu’il use du cinéma non comme un moyen d’expression, mais comme une technique d’exposition des « choses » elles-mêmes. Aussi la « figure humaine » n’est-elle plus caractérisée par le langage ou l’action, mais déterminée par sa matière et son rythme corporels. L’expérience « tactile » que nous fait faire la mise en scène, en nous exposant à l’indécidabilité du sens, nous conduit à une réflexion sur la puissance propre à l’appareil cinématographique : faire surgir ce qui ne peut être converti en fiction ou en document, l’étonnante énigme de corps et de visages d’hommes qui résistent tant à l’emprise du cadre qu’à celle du récit.
format Article
id doaj-art-225beb3c46fe4214971607b6ea5cc89f
institution Kabale University
issn 2101-0714
language fra
publishDate 2013-12-01
publisher MSH Paris Nord
record_format Article
series Appareil
spelling doaj-art-225beb3c46fe4214971607b6ea5cc89f2025-01-10T14:19:32ZfraMSH Paris NordAppareil2101-07142013-12-011210.4000/appareil.1941Filmer la figure humaine « au milieu » des choses : le cinéma selon Béla Tarr Sylvie RolletSi la position radicalement empiriste de Béla Tarr rejoint la pensée benjaminienne, c’est qu’il use du cinéma non comme un moyen d’expression, mais comme une technique d’exposition des « choses » elles-mêmes. Aussi la « figure humaine » n’est-elle plus caractérisée par le langage ou l’action, mais déterminée par sa matière et son rythme corporels. L’expérience « tactile » que nous fait faire la mise en scène, en nous exposant à l’indécidabilité du sens, nous conduit à une réflexion sur la puissance propre à l’appareil cinématographique : faire surgir ce qui ne peut être converti en fiction ou en document, l’étonnante énigme de corps et de visages d’hommes qui résistent tant à l’emprise du cadre qu’à celle du récit.https://journals.openedition.org/appareil/1941cinématempsrythmesuspenssyncope
spellingShingle Sylvie Rollet
Filmer la figure humaine « au milieu » des choses : le cinéma selon Béla Tarr 
Appareil
cinéma
temps
rythme
suspens
syncope
title Filmer la figure humaine « au milieu » des choses : le cinéma selon Béla Tarr 
title_full Filmer la figure humaine « au milieu » des choses : le cinéma selon Béla Tarr 
title_fullStr Filmer la figure humaine « au milieu » des choses : le cinéma selon Béla Tarr 
title_full_unstemmed Filmer la figure humaine « au milieu » des choses : le cinéma selon Béla Tarr 
title_short Filmer la figure humaine « au milieu » des choses : le cinéma selon Béla Tarr 
title_sort filmer la figure humaine au milieu des choses le cinema selon bela tarr
topic cinéma
temps
rythme
suspens
syncope
url https://journals.openedition.org/appareil/1941
work_keys_str_mv AT sylvierollet filmerlafigurehumaineaumilieudeschoseslecinemaselonbelatarr